Vous attendez tous que mes articles ne soient pas des règlements de compte ou qu'ils soient ceux que Nathy avaient l'habitude de vous pondre : joyeux, pertinents, et pleins d'humour... Mais ces derniers mois il m'est difficile de faire tout ça, de sourire, de rire, d'être bien dans ma peau, d'être bien dans ma tête, il faut dire que la vie en elle même n'est pas très gentille avec moi depuis le début de l'année... J'essaie pourtant, mais au fond du gouffre où je me trouve, j'arrive pas à remonter... Je vois la sortie, mais elle me parait inaccessible comme si j'avais un mirage droit devant, irréel et infernal !!! Le négatif prend le dessus, le positif fout le camp, envie de tout arrêter, de se laisser aller, mais j'ai pas le droit de faire cela, non, je ne peux pas et pourtant c'est pas l'envie qui me manque, l'envie de tout effacer, de tout oublier, de devenir amnésique, limite de ne pas ouvrir les yeux chaque jour que Dieu fait... Ne vous inquiétez pas, suis pas d'humeur suicidaire, mais comment vous expliquez le mal être où je suis, serais-ce pour moi comme être déjà en Enfer ? Cette solitude où je me réfugie volontairement, comme si je me dédoublais, je ne pense même pas que c'est une dépression, non, enfin je crois, est-ce que je crois encore en quelque chose d'ailleurs ?
J'aimerai tellement de choses en ce moment, et le plus attristant c'est que ce ne sont pas des choses positives, en tout cas pas pour le commun des mortels, suis-je quelqu'un de commun d'ailleurs ? J'ai de plus en plus l'impression de ne pas faire partie du commun des mortels, d'être un peu à part, j'ai trop envie de bonheur, et ce dernier me fuit, par ma faute certes, puisque j'ai cette fâcheuse tendance de le faire fuir... Négative moi ? Non pas pour un sou vous répondrais-je, réaliste oui c'est sur, car qui peut dire comme moi que sa vie est un échec ? Mon amie Michèle m'a dit que les autres auront le juste retour des choses, qu'aujourd'hui je suis au 36ème dessous mais que demain sera meilleur, cela peut se faire certainement mais la vraie question est : est-ce que j'en ai envie ? A l'instant présent je répondrais par la négative, mais comment pourrais-je en vouloir aux autres ? Ce n'est pas dans ma nature d'en vouloir à quelqu'un, tout ce qui m'arrive je l'ai un peu cherché quand même : être trop confiante peut mener à sa propre perte et mon excès de confiance est en train de me détruire, lentement, très lentement....